Progresser

Comment progresser ?

Il n’y a évidemment pas de méthode unique, sinon, on serait tous Grand Maître à 14ans. Cependant, il est tout à fait possible de discerner quelques points importants, pour continuer à progresser.  Loin d’être exhaustive, cette page permet au moins de se fixer quelques repères.

Allons-y.

1er repère : Jouer et prendre du plaisir en jouant

Avant la compétition et tout ça, le jeu d’échecs reste un jeu. Pas de véritables progrès sans plaisir. Profitez de chaque moment pour jouer, même si c’est « juste comme ça », même si ce n’est qu’un blitz. Plus on joue, plus le cerveau s’habitue et automatise les choses (avec un peu d’habitude, on ne s’interroge plus sur le déplacement des pièces, on perçoit les différents coups sans même y porter attention). Autrement dit, c’est de plus en plus facile de « voir loin » dans une position donnée (sans toucher les pièces!). Cela ne sert à rien de s’embrouiller avec des ouvertures compliquées, ou des finales à rallonges, si on est pas d’abord un minimum à l’aise avec le déplacement des pièces et les conseils simples mais efficaces (importance du centre, de mettre son roi à l’abri, de se développer…).

Donc, jouer! A la maison, au club et dans les tournois (ce qui permet de ne pas s’habituer à jouer toujours contre les mêmes joueurs). Et pourquoi pas, contre l’ordinateur.

Le jeu par différé permet d’augmenter le nombre de partie sérieuse que vous pouvez jouer. Jetez un coup d’œil par ici (cliquez ici).

2ème repère : Revenir sur ces parties

Autrement dit, analysez! Attention, on ne parle pas là de passer 15heures d’études sur chacune de vos parties. De temps en temps, prenez une partie (pas que celle où vous avez gagné!) où vous avez eu beaucoup de plaisir à combattre. Calmement, rejouez là, seul ou avec votre adversaire, et essayez de savoir à quel endroit la situation est devenue plus avantageuse pour l’un ou l’autre camp. N’hésitez pas à rajouter des notes, des variantes (et si j’avais joué ça…). Un cahier peut très bien être adapté : coller la partie sur une page, et annoter à coté (mais à l’ère de l’informatique, d’autres solutions sont possibles, nous y reviendrons). Demandez vous aussi pourquoi votre adversaire a joué tel ou tel coup. Mais ne restez pas trop longtemps sur la même partie (et pas la peine d’analyser toutes vos parties, sélectionnez les, vous n’en aurez que plus de plaisir).

Pour chaque partie analysée, essayez de mettre en avant 1 ou 2 points à améliorer : une ouverture catastrophique, une faute d’inattention… Et ayez ces points à l’esprit lors du prochain match.

3ème repère : Devenez le maître des exercices

Fini les sudokus en attendant le train, place aux diagrammes d’échecs! Outre le plaisir de se casser la tête de temps en temps dessus, c’est un excellent exercice pour la souplesse mentale. Autrement dit, on s’habitue à chercher « la p’tite bête », le coup qui fera changer le cours de la partie (en notre faveur, évidemment). Là encore, point trop n’en faut. Organisez votre semaine pour pouvoir faire quelques exercices de temps en temps. Pas beaucoup, mais faites les. Avantage : pas besoin d’avoir un échiquier sous la main (contrairement à l’analyse de partie ou au jeu).

Différents types existent : les classiques « mat en 1/2/3/etc coups », mais aussi, plus intéressant (et plus dur)  « les blancs jouent et gagnent » : ici, pas de mat, mais la prise d’un avantage (positionnel et/ou matériel) évident. On se rapproche alors plus disons d’une partie « réelle » (car on est rarement en recherche de mat, mais par contre, on devrait toujours être vigilant pour prendre l’avantage). Cela est approprié pour travailler les milieux de parties.

4ème repère : Travailler les ouvertures

On attaque la théorie, la vraie, la dure. Mais pas de théorie qui fonctionne sans pratique. L’élément indispensable : le livre. Comment apprends t-on une ouverture ? Tout d’abord, la sélection. Il y a différents styles de jeu en fonction de son tempérament. Plutôt positionnel, plutôt romantique, agressif… Faire son choix sur une ouverture qui nous attire. Une fois l’ouverture sélectionnée (grâce à l’aide notamment d’un entraîneur, ou d’un bouquin général sur l’ouverture), trouver un livre correspondant à notre niveau.

Une ouverture, mais plusieurs manières de la jouer, d’où l’importance d’un bon livre reflétant vos aspirations. Nous y reviendrons. N’hésitez pas à feuilletez les livres disponibles dans votre club, ou de demander conseil à votre entraîneur ou à des joueurs plus expérimentés.

Une fois le livre en main, pièces mises en place sur l’échiquier, il s’agit de jouer tout en lisant, de regarder les différentes variantes, de revenir en arrière, d’imaginer les différentes possibilités de l’adversaire. Cela permet d’abord de comprendre les enjeux de chaque variantes, puis d’apprendre par cœur les différents coups. Pour cela, pas de mystère. Vous jouez les deux couleurs jusqu’à ce que vous ayez un trou de mémoire, vous vérifiez dans le livre, et vous recommencez depuis le début. La répétition, malgré un aspect un peu rébarbatif, permet d’ancrer les coups dans la mémoire pour un bon moment.

Ensuite, profitez de l’analyse de vos parties pour vérifier l’ouverture, ou prendre en compte des variantes incongrues proposées par votre adversaire. Voilà donc pour les ouvertures.

5ème repère : Ne perdez plus (bêtement) vos finales

Là encore, le livre est le meilleur moyen de progresser. Renseignez-vous autour de vous pour trouver un bon ouvrage sur les finales, avec de la théorie et des exercices. Cette grande peur deviendra bientôt celle de vos adversaires!

6ème repère : Un outil remarquable, l’ordinateur

Cela fait déjà un bon moment que les ordinateurs sont devenus assez puissants pour assister le joueur d’échecs dans sa préparation (et non pas juste pour pouvoir jouer contre lui, ce qui reste tout de même appréciable).

Alors, quand on parle d’ordinateur, de quoi parle-t-on en réalité ?

Le logiciel d’échecs se compose de deux gros éléments. Le premier est le moteur d’analyse. C’est le cerveau (par exemple Shredder, Fritz…), il calcule, analyse et permet de voir assez loin dans la position actuelle. Le deuxième élément est la base de donnée (ChessBase…). Il contient énormément de parties réelles, jouées en tournoi par des personnes plus ou moins expérimentées (donc cela permet de voir les parties des champions du monde, par exemple… ou alors de Napoléon!). Les deux éléments sont aussi intéressants l’un que l’autre.

On trouve dans le commerce ces produits là, à un prix élevé. Heureusement, il existe dans le monde merveilleux des logiciels libres (logiciels répondant à une certaine éthique, entre autre, de pouvoir accéder aux sources, c’est à dire à la recette de fabrication du logiciel, pour pouvoir l’améliorer ou vérifier son efficacité) des alternatives aux grands noms commerciaux. Et ces alternatives n’ont pas à rougir de leurs compétences, loin de là. Nous en reparlerons sur ce site, et expliquerons en détails leurs installations ainsi que leurs fonctionnements. Pour l’instant, contentons nous de parler rapidement de leurs principales utilités.

Analyser une de ses parties, cela permet d’être sûr de ne pas passer à coté de coups « évidents » que l’ordinateur a bien sûr repéré. Cela permet aussi d’approfondir la réflexion, de soumettre des variantes et d’avoir un avis autre que le sien. Mais attention, même si l’ordinateur donne une estimation de l’avantage, c’est souvent très délicat à estimer.

On peut rentrer sa partie dans l’ordinateur, indiquer des variantes, stocker cette partie et ainsi la retrouver plus tard. Intéressant pour voir sa progression ou pour se constituer sa propre base de donnée avec ses parties.

Avec la base de donnée (exemple de base de donnée avec ChessBase Online), on peut aussi travailler ces ouvertures, grâce à des outils statistiques. Ces derniers vont indiquer le nombre de personnes qui jouent telles ou telles variantes, et de pouvoir voir leurs parties. Intéressant pour anticiper la réaction d’un futur adversaire, en regardant ce qui se joue « habituellement ».

Les possibilités d’utilisations d’un logiciel de ce type sont extrêmement riches, parfois complexes à prendre en main. Mais pas de panique, nous sommes là pour vous accompagner petit à petit dans cet apprentissage.

 

7ème repère : Consulter (entre autre) ce site, et venir régulièrement aux entraînements!

Le club est l’endroit idéal pour jouer, partager, poser des questions, consulter les livres… Alors, n’hésitez plus, venez!

 

En résumé…

1er repère : Jouer et prendre du plaisir en jouant

2ème repère : Revenir sur ces parties

3ème repère : Devenez le maître des exercices

4ème repère : Travaillez les ouvertures

5ème repère : Ne perdez plus (bêtement) vos finales

6ème repère : Un outil remarquable, l’ordinateur, avec sa base de donnée.

7ème repère : Consulter (entre autre) ce site, et venir régulièrement aux entraînements!

 

Ce site va vous permettre, petit à petit, en plus des entraînements, de progresser sur ces différents points, avec des articles, des exercices, des explications pour prendre en main le logiciel d’échecs… Restez connecté!

 

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